Les métiers du soin

Ma fonction d'infirmier(e) en EHPAD

              Chaque matin, je prends des nouvelles des résidents. Je passe aussi les voir, pour leur donner leurs médicaments. Je leur demande comment s’est passée leur nuit.

Au cours de la matinée, je passe un peu plus de temps avec certains d’entre-eux, pour des soins, le renouvellement d’un pansement ou encore pour faire un prélèvement. Parfois, je suis interpelé(e) par l’aide-soignant qui constate pendant la toilette qu’un résident est malade.

J’assure la coordination des soins entre le médecin en visite pour ses consultations, la pharmacie, le kinésithérapeute, les consultations à l’hôpital, le service des urgences, les ambulances….

Je donne des consignes de soins auprès des soignants et veille à une prise en charge adaptée à l’évolution de l’état de santé de la personne. J’organise la coordination avec la cuisine, à chaque fois qu’une nouvelle texture modifiée se met en place ou qu’un résident prend ses repas en chambre. J’interviens aussi auprès des agents hôteliers dès lors que, par exemple, il est nécessaire de renforcer les mesures d’hygiène des locaux.

Enfin, je suis fréquemment en contact avec les familles qui prennent des nouvelles de leurs proches. Je prends aussi du temps pour les écouter, les rassurer.

Être infirmier(e) en EHPAD, cela demande beaucoup d’investissements. Notre richesse, c’est de constituer une équipe au sein de laquelle chacun a un rôle à jouer, dans un sens commun et partagé : le bien-être du résident.

               Notre rôle est d’accompagner les résidents par l’aide aux gestes de la vie quotidienne. L’aide-soignant(e) (AS) est issu(e) d’une formation sanitaire, et dispose d’une bonne connaissance pour effectuer les soins d’hygiène et de nursing. L’accompagnateur(trice) éducatif et social (AES) vient d’une formation différente, basée davantage sur la stimulation et le relationnel. En travaillant ensemble, les deux catégories professionnelles se complètent. Aujourd’hui, de plus en plus, AS et AES effectuent la formation d’Assistant de Soins en Gérontologie. C’est une formation adaptée à l’accompagnement des personnes âgées de plus en plus dépendantes, avec souvent des troubles cognitifs. Nous travaillons sur les projets d’accompagnements personnalisés, afin que nos actions en équipe soient cohérentes pour le résident et surtout répondent à ses besoins et à ses attentes. Nous ne travaillons pas seuls. Nous pouvons nous appuyer sur la psychomotricienne, qui peut nous aider à adapter un équipement pour le résident, ou encore la psychologue, qui nous éclaire sur la compréhension de certains comportements. Nous nous rencontrons également en équipe à l’occasion de réunions de service ou encore des ateliers d’analyse de la pratique.

Ce que l’on aime dans notre travail, c’est la relation à l’autre. Il s’agit d’une relation durable. Certains résidents sont à la résidence depuis des années. Même si ce n’est pas tous les jours facile, nous faisons un métier utile, et généralement, les familles et les résidents en sont reconnaissants.

Nos fonctions d' Aide-soignant (e)

et d'Accompagnateur(trice) éducatif et social en EHPAD

               Mon travail est d’apporter mon écoute et d’intervenir auprès des résidents, mais aussi d’apporter des éclairages et des clés aux équipes pour comprendre les comportements. J’interviens également auprès des familles qui pour certaines, peuvent être en grande souffrance. Je fais aussi le lien avec les médecins et le centre médico-psychologique.

Je travaille sur la résidence deux jours par semaine. Outre les suivis réguliers avec certains résidents, je travaille en coopération forte avec l’équipe soignante qui m’alerte sur des situations particulières. Parfois, il peut s’agir de troubles émergeant avec l’évolution de la dépendance. Parfois, il s’agit de troubles liés à des antécédents psychiatriques. Il est important, dans mon métier, de travailler en réseau avec les médecins et les services hospitaliers. Ils nous apportent leur expertise et peuvent organiser un relais dans la prise en charge des résidents, le temps d’une évaluation et d’une adaptation du traitement.

Notre satisfaction est de permettre à un résident perturbé de retrouver une certaine forme d’apaisement, un mieux-être pour lui-même, mais aussi pour les autres résidents de la collectivité. Cette démarche se fait souvent en concertation avec la famille.

Par ailleurs, depuis quelques mois, j’anime les ateliers de Cafés Entr’aidants. Il s’agit de groupes de paroles, qui permettent aux proches de trouver du soutien et de sortir de leur isolement. Chacun vient partager son expérience. Ces ateliers m’apportent beaucoup, à moi aussi, et viennent nourrir l’accompagnement que je peux apporter aux résidents.

Ma fonction de psychologue en EHPAD 

              Mon rôle est d’intervenir tant auprès des résidents qu’en appui des équipes soignantes. Je travaille également beaucoup en lien avec les kinésithérapeutes et notre prestataire de matériel médical.

Chaque jour, j’organise des ateliers de motricité, d’équilibre ou encore de relaxation avec les résidents, autonomes ou en perte d’autonomie à des degrés différents. L’objectif principal reste la prévention des chutes, mais il s’agit également de mieux savoir enjamber les obstacles ou encore de savoir se relever. Ces ateliers permettent de tonifier les muscles et surtout d’appréhender la marche ou les transferts lit-fauteuil avec davantage d’assurance.  J’interviens le plus souvent sous forme d’ateliers ludiques, autour de jeux de ballons, jeux de quilles ou autres. Depuis deux ans, nous sommes équipés d’un parcours psychomoteur. Les résidents sont apparus impressionnés la première fois qu’il l’ont traversé.

Nous accueillons également chaque semaine un éducateur sportif qui vient compléter ces séances, auprès des résidents, mais aussi auprès des personnes vivant à domicile se rendant à l’EHPAD pour suivre ces ateliers. Pendant ce temps, j’accompagne d’autres résidents en individuel, pour faire du stepper ou encore du vélo d’appartement.

Ma mission porte aussi sur l’adaptation du matériel médical aux besoins du résident. Souvent, sa dépendance évolue, et il est nécessaire de réévaluer les dispositifs d’aide. Cela va d’apprendre à marcher avec une canne ou un déambulateur, à adapter un fauteuil roulant avec une tablette ou encore adapter les couverts pour maintenir l’autonomie.

En complément, j’interviens auprès du personnel qui peut se trouver en difficulté pour la manutention d’un résident. Je l’aide à adopter les bons gestes et les bonnes postures pour ne pas se blesser.

Le travail du (de la) psychomotricien(ne) est diversifié et constitue une valeur ajoutée dans la qualité de l’accompagnement des résidents.

Ce que j’aime dans mon métier, c’est d’aider les personnes en fauteuil roulant à retrouver confiance en soi, à se lever et même à échanger quelques pas de danses au repas des familles. En même temps, elles retrouvent le sourire, une certaine fierté de se redresser. Une manière, aussi, de sortir de son isolement.

Ma fonction de psychomotricien(ne) en EHPAD 

Résidence Mauperthuis

Résidence Alexandre Plancher

20 rue Etienne Lemerle

44400 Rezé

14 allée du parc des Mahaudières

44400 Rezé

02 40 75 49 92

02 40 78 25 25

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